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    Le président Blaise Compaoré :
    “Les élections auront lieu début 2008”
    (Source: Le Patriote - Publié sur notre site le: 14/6/2007)
    Conférence de Presse de Blaise Compaoré hier juste après le premier sommet de l’accord de Ouaga.
    Al’issue de la réunion, le facilitateur de la crise ivoirienne a animé un point de presse

    Question : Navez-vous pas d’inquiétude par rapport à l’avancement du processus de paix ?
    Blaise Compaoré : Je voudrais d’abord exprimer ma reconnaissance, à mon frère, le président Gbagbo, membre du cadre permanent de concertation et la nation ivoirienne, pour m’avoir offert l’opportunité d’apporter ma contribution au processus de paix qui est en cours actuellement. Bien sûr, j’ai déjà eu l’occasion de dire au président Gbagbo, toute mon admiration pour son courage et sa détermination à faire aboutir le processus de paix. J’ai déjà aussi salué le premier ministre Soro Gillaume, qui a montré un grand esprit d’ouverture et aussi une disponibilité pour l’aboutissement heureux de ce processus. Le président Bédié, le Premier ministre Alassane Ouattara, ont été très spontanés dans leur disponibilité aussi, et je tiens aussi à les en remercier. J’ai donc été très heureux de constater au cours de nos entretiens, qu’effectivement, il nous fallait, nous l’avons fait, féliciter le gouvernement. Qui bien sûr, s’est organisé magnifiquement pour faire bouger les choses effectivement au regard de nos attentes qui, bien sûr sont nombreuses et multiples. Nous avons comme vous constaté qu’il n’y a pas que des avancées qui sont les plus importantes. Il y a aussi des retards, tout simplement parce que le gouvernement bien que nommé le 7 avril, devrait s’installer, s’organiser et se donner des attributions avant d’être opérationnel sur le terrain. Il y a, à peu près un mois et demi, deux mois de retard, et nous avons donné des instructions au gouvernement et aux partis, nous avons donc invité les uns et les autres à agir avec une plus grande sérénité par rapport aux actions à venir. Afin que nous puissions rattraper ce temps perdu. Et je ne doute pas que les propositions que vous faites aujourd’hui vont aider l’action gouvernementale. Afin que tout se déroule dans les délais de nos attentes.

    Q : Peut-on avoir une fourchette en Côte d’Ivoire où on peut s’attendre à des élections?
    B.C. : Je dois vous dire que tout le monde a besoin d’élection en Côte d’Ivoire. Surtout les élections présidentielles pour attirer les populations ivoiriennes, la région, mais aussi pour attirer les partenaires au développement qui attendent de venir au secours de la Côte d’Ivoire. Pour son redressement économique. Je voudrais vous dire qu’un chronogramme a été arrêté et c’est ce que nous sommes en train de suivre aujourd’hui pour nous donner des délais jusqu’au mois de décembre. Nous avons encore un mois et demi, deux mois constatés dans les activités et il n’y a pas de doute qu’avec les efforts des uns et des autres, nous allons essayer de combler cela. Il nous paraît donc probable au plus tard dans les toutes les premières semaines 2008, les élections se tiennent afin de nous faire l’aboutissement de ce processus. Donc je pense qu’on peut situer cela dans la fourchette de 2008, mais nous allons fournir tous les efforts possibles pour qu’au mois de décembre, selon le chronogramme établit nous puissions atteindre nos objectifs.

    Q : Votre venue en Côte d’Ivoire en elle-même est un évènement. Cela implique-t-il définitivement la paix entre la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso qui ont traversé des moments difficiles ces derniers temps ?
    B.C : Je crois que dans l’histoire des peuples, des Etats du monde, il y a eu des moments où les relations n’ont pas toujours été faciles. A cause des incompréhensions, des difficultés. Heureusement que la Côte d’Ivoire et le Burkina ne peuvent pas se séparer. Je crois que même au plus fort des incompréhensions, je dois dire que nous avons toujours continué à maintenir des contacts, Nous avons utilisé sans doute les voies et moyens pour sortir de cette crise qui a affectait en fait les deux pays. Je puisse vous dire que ce que nous vivons aujourd’hui, nous donne un environnement politique apaisé entre nos deux pays et ne nous amène pas a penser que nous sortons de très loin. Nous avons compris que l’intérêt de nos deux pays est d’agir ensemble pour sortir de cette crise qui, je l’ai dit, nous a tous affectés.

    Q : Vous avez dit dans le communiqué final qu’il y aura plus d’ouverture dans les médias d’Etat, je voudrais savoir si le problème des Directeurs intérimaires est définitivement réglé?
    B.C : Effectivement, comme la question des médias d’Etat nous semblait une question de préoccupation, elle a été abordée. Il a bien été indiqué qu’il fallait que le Conseil National de la Communication Audio Visuel fasse davantage d’efforts pour communiquer avec les partis politiques afin que les temps d’antennes soient mieux connus et mieux appréciés. Toutefois, nous avons aussi insisté sur la nécessité d’aller vers la mise en place des Conseils d’Administration afin que ces organes connaissent une existence régulière du point de vue de textes réglementaires en Côte d’ivoire. Donc sur cette question, je crois que des dispositions seront prises pour amener les acteurs institutionnels de ces médias à permettre la contribution des Ivoiriens à la vie nationale.

    Q : Le Président Bédié avait émis de réserves par rapport au fonctionnement du C.P.C. Est ce que ces réserves ont été aplanies ?
    BC : Je pense que moi même j’avais émis des réserves parce que je n’avais vu le C.P.C fonctionner. Je crois qu’on avait tous des appréhensions sur son intérêt, sur ce qu’il pouvait apporter au processus. Mais avec cette réunion je suis convaincu et le Président Bédié avec moi, que c’est une structure qui est avant tout une autorité morale, une autorité de veille qui peut effectivement comme l’indiquent les dispositions de l’accord, apporter un plus à la cohésion nationale et c’est d’ailleurs pourquoi le Premier Ministre l’a souligné. Et j’ai demandé après avoir écouté les avis des uns et des autres, que nous fassions des propositions pour un cadre de règlement afin de nous permettre de savoir comment vont s’organiser les modalités de travail. Notamment, la périodicité des réunions, et tous ce qui concerne le fonctionnement, les modes de décisions et de délibération de ce cadre. Et je crois qu’aujourd’hui vu l’expérience de ceux qui animent ce cadre que c’est une institution qui a sa place et qui peut valablement contribuer a appuyé le processus en cours.

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