Hommage aux combattants de la liberté
Préface
A ma soeur violée,
A mon frère executé,
A ma mère et à mon père humiliés,
A mon hôte persécuté,
A tous ceux poussés à la trêve forcée.
Source: Le Patriote
Pour célébrer ses dix ans d’activités, le RDR n’envisage pas de cérémonies grandioses ou une fête hollywoodienne. Contexte politique oblige.
Cependant, le parti de l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara consacrera une semaine à ses dix ans. La célébration démarre effectivement ce lundi avec la “Journée du militant”.
Au-delà du simple symbole, c’est une véritable reconnaissance et un véritable hommage à des militants hors du commun. Le RDR, c’est avant tout, la témérité de ses militantes et militants.
Juste un mois après son premier anniversaire en octobre 1995, le RDR connaissait ses premiers martyrs. Le boycott actif 1995 pour réclamer des élections justes et la non-exclusion de l’ancien Premier ministre Ouattara a été fatal à de nombreux militants. Les Forces de défense et de sécurité n’ont pas hésité à faire usage de leurs armes face à des manifestants aux mains nues. Plusieurs d’entre-eux iront à la suite de ces manifestations en prison. C’est le début d’une répression sans relâche contre les Républicains. L’année 1999, l’année de l’arrivée de mentor du RDR en Côte d’Ivoire, constitue une étape importante dans la persécution de ces militants. A la suite d’un sit-in devant la Maison de la télévision, de nombreux militants et de nombreux cadres sont bastonnés et écroués à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). , a dit un penseur. Ces militants ont toujours cru en cette pensée. Ils ont donc toujours insisté dans la recherche de plus de liberté, malgré les persécutions.
L’avènement d’un nouveau régime en décembre 1999 n’a pas rien chargé en la condition de ces militants. Le régime militaro-civil du Général Guéi était très oppressant. Les militants du RDR n’ont cependant pas baissé les bras allants même jusqu’à constituer un bouclier humain devant la résidence de leur président. Les évènements qui ont conduit au départ du Général Guéi leurs seront fatals. Les 25 et 26 octobre 2000, ces militants sont poursuivis par des hommes en arme à travers les ruelles d’Abidjan, plusieurs dizaines d’entre eux seront tués.
Le 27 octobre 2000, un charnier de 57 corps est découvert à Yopougon. Ils sont pour la plupart des militants du RDR arrêtés lors des évènements et froidement assassinés. Les 4 et 5 décembre de la même année, les militants du RDR occupent à nouveau la rue pour réclamer plus de démocratie et de liberté. Sous les ordres du Président Laurent Gbagbo, les Forces régulières font usage de leurs armes. Elles sillonnent les quartiers pour dénicher des militants du RDR. Le bilan du massacre est lourd. Une fosse commune au cimetière de Williamsville abrite plusieurs dizaines de ces tués.
Les évènements qui ont marqué la lutte des Républicains sont nombreux. Dernièrement, les 25, 26 et 27 mars 2004, ils sont pourchassés avec ceux du G7 jusque dans leur domicile. Tous ceux qui ont été rattrapés ont subi la pire des barbaries. Certains y ont même laissé la vie. De nombreux corps sont encore dans les morgues.
Jamais un parti en Côte d’Ivoire n’a autant souffert. Même la lutte de l’indépendance n’a pas engendré tant de martyrs. N’empêche, rien n’altère l’ardeur et la combativité des Républicains. C’est donc à juste titre que la Direction du RDR leur consacre une journée. Elle semble cependant ne pas prendre la pleine mesure de leur force.
L’actuel Président Laurent Gbagbo alors dans l’opposition a confié un cadre du RDR que s’il a avait les militants du RDR, il serait au pouvoir depuis belle lurette. La Direction du RDR doit méditer ces paroles de Laurent Gbagbo.
KIGBAFORY Inza
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