"(...) Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, ordre est donné aux policiers, aux gendarmes, aux militaires de toutes
les armes, de s'opposer par tous les moyens, partout, sur toute l'étendue du territoire
national, aux semeurs de troubles."
Cet extrait de discours du Chef de l'Etat ivoirien exprime toute la violence qu'exerce les forces de répression sur
les citoyens qui protestent contre l'arbitraire en Côte d'Ivoire où la junte militaire du Général Robert
Guéi a cédé sa place à une junte civile. Les enlèvements, les tueries en cascade, les tortures et les viols
sous l'œil bienveillant des policiers et des gendarmes sont devenus des faits banals en Côte d'Ivoire.
Lors des exactions des 26 octobre 2000 et 27 octobre, puis des 4 et 5 décembre 2000, images des blessures et
les victimes ont montré que la violence policière a atteint un niveau jamais atteint en Côte d'Ivoire.
Tous les blessés portent des impacts de balles. Mais il y a aussi ces viols de femmes organisées par les policiers et les
gendarmes. Les images parlent d'elles-mêmes, au moment où l'impunité fait son petit bonhomme de chemin.
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